FaST & FuRu (1er épisode paru dans Amiens mon amour Fév/Mars 2012)

Publié le par Johnboy FuRu

FaST & FuRu

 

         Samedi 20 Janvier – 12h30 – Laon

Pourquoi je me trouve ici? Préfecture de l'Aisne. Là où tout, même les lieux de restauration, sont fermés le samedi entre midi et deux.

Donc... Jsuis là, dans la rue. A avoir faim. A me demander de quels concerts, vus en Janvier 2012, je vais bien pouvoir parler...

La soirée à la Briqueterie avec les Burning Heads?

 Rien vu. Je tenais le bar dans la salle d'à côté toute la soirée.

Cercueil et Unison à la Lune des Pirates?

 La même. Derrière le bar. En début de soirée en tous cas... sur le bar par la suite....

Mis à part quelques bruits de salle quand une porte s'entrouvre; des rumeurs sur  l'improbable solo d'un guitariste rapporté par deux types en chemises de scouts; les traces de sang sur le visage d'une blonde frisée sur laquelle un projecteur vient de tomber mais qui tient quand même à ce que je lui serve un rosé avant que j'appelle le Samu alors que putain yen a pas, ça fait dix fois que je lui dis!

Mis à part cela, t'as pas des masses de choses à raconter sur un concert lorsque tu passes ta soirée derrière (ou dans les environs proches d') un bar.

         30 minutes plus tard – Toujours à Laon

Toujours samedi. Toujours rien d'ouvert pour me restaurer.

De dépit, je m'avale la moitié de mon paquet de tabac à rouler.

Pensant être repu, voilà que passe cette fille à imperméable vert.

Elle passe là, juste devant moi, me frôlant presque. Laissant sur moi une terrassante odeur de gruyère fondu.

HAAA!! Ma faim ressurgit aussi sec; bondissante et m'entraînant dans le sillage de la fille à imperméable vert.

         Suivre une fille juste car elle sent le fromage doit vous paraître louche. Mais bon, parfois on ne peut contrôler son appétit.. Et puis, je suis à Laon, je n'y connais personne, je ne vois pas comment cette histoire pourrait revenir à vos oreilles.

Bref, tandis que je suivais pas à pas la fille à imperméable vert, mon ventre se demandait quelle partie devant lui l'amènerait à satiété.

Est-ce dans son sac que se trouvait un appareil à raclettes mal nettoyé?

Est-ce l'odeur naturelle de cette fille?

Ou, serait-ce juste une hallucination olfactive due à quelques substances malencontreusement ingurgitées, car trainant dans le tabac avalé précédemment?

Toute cette agitation fromagère me secoua soudain ("enfin" devrais-je dire...) le cerveau.

Cette odeur! Cette odeur!! Cette odeur, je l'avais sentie il y a peu devant une scène. Devant un groupe.

Cette odeur de gruyère fondu m'avait fait vibrer de la même manière qu'à l'instant, derrière les ondulations de la fille à imperméable vert.

Des vibrations ressenties il ya peu dans la fosse de la Lune des Pirates où j'étais moi-même en ondulations, suivant le flow des Chicago Crazy Cheese Crew.

A SUIVRE

 

Publié dans textes de fanzines

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