Un bon crabe est un crabe mort....

Publié le par Johnboy FuRu

Séquence 1 :

 

Alors que je me rendais à notre réunion des crabes nazis secrète annuelle, et secrète surtout, mais annuelle quand même, organisée dans un blockhaus de la baie de somme, je fus abordé dans le train par une knacki qui m'avait l'air d'être une pute, toute fardée qu'elle était de ketchup.

« Excusez-moi M. le Crabe, pourriez-vous m'apprendre une chanson à chanter sous la douche ? »

Ni une ni deux, je lui foutais trois, quatre coups de pinces. La pliait en cinq et en six, l'allongeait sur les sièges sept et huit d'un compartiment vide. Finie la pute.

Fier de moi et décontracté, je filais me sniffer neuf ou huit sachets d'ultra-levure sur la cuvette des chiottes.

 

 

Séquence 2 :

 

Dans les rues du Crotoy. Arrivé plusieurs heures en avance à la réunion secrète, je rôde sur le bord de plage. L'ultra-levure commence à faire son effet, je ne sens presque plus mes pinces. Pas grand chose à faire en ce jour de Pentecôte. Je marche en crabe, pour changer, le long des dunes, sur une plage sans fin et apparemment sans mer, dessinant des croix nazis dans le sable, insultant les mouettes et les phoques se trouvant sur ma route, de noms d'oiseaux pour les uns, d'insultes homophobes pour les autres.

 

Séquence 3 :

 

Difficile de se branler avec des pinces mais là jsuis en plein trip alors je tente le coup, seul en haut d'une dune. Ce qui devait se pincer, se pinça : au hooooooo moment de jouir haut voilà pas que je me tranche le zob.... même si j'y prends un plaisir immense, les neurones de ma carapace me disent tout de même que tout ce sang, ça craint. En même temps, ça me rappelle aussi le ketchup de l'autre pute, j'en boufferais bien un peu.

 

Séquence 4 :

 

Arrivé mais agonisant et vidé de mon sang sur le parking de la plage. Une bande de poissons pânés en marcels, tatoués, avec de petites moustaches avancent vers moi. Enfin une âme qui vive dans cette putain de ville côtière désertique.

Le premier coup m'atteint en pleine figure. Le peu de force qui me tenait debout me lâchent tandis que les coups pleuvent. Avant de sombrer, la dernière phrase que j'entendis fût « T'aurais jamais du te pointer ici aujourd'hui, sale crabe, on aime pas trop les étrangers par chez nous».....

Publié dans textes de fanzines

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Anne Ool 28/10/2012 08:50


éviter de marcher en crabe sur les plages du Crotoy...c'est noté. j'ai bien ri !