Ubluk, extrait n°2

Publié le par Johnboy FuRu

Ubluk, le hérisson, venait de se réveiller. Magnifiquement bleu, son intérieur douillet l'avait douilleté tranquillement. Il était fin près pour creuser un tunnel même si il y a surement mieux à faire comme creuser deux tunnels, voir trois mais là il faut être motivé. Il enfila son pull rouge culotte et lui tint à peu près ce langage: « C'est quand même un peu tunnel cette histoire de tunnels. ».

Du coup, il alluma sa radio sur « fréquence Barrigolo » (« Parce qu'avec Raymond Barre, on s'marre! »). « Falap! Falap! », fit le poste en s'allumant. Ubluk aimait ce « Falap! Falap! » et donc il alluma et ralluma le poste plein, plein de fois. Tant et si bien qu'à un moment donné il en eut marre.

Ne tarissant pas d'éloges sur les années trente, il se mit à table.

Trois salades et trois rails de coke plus tard, enrobés d'un petit rot, il se lava les dents avec la nase de son voisin qui n'était autre que Cheb Mami, lui-même d'ailleurs réputé pour sa nase, d'ailleurs c'est pour ça qu'Ubluk s'en servait.

Avec son sourire de glaire, il allait être utile à la société.

Hasardemment, il fit une crotte couleur de chien.

  • - Hé d'une!, dit la cuvette toute en chœur.

  • - Nom d'un jus de truite! Quelle est cette structure en forme de cuvette qui parle?

Ubluk n'en croyait pas son Saint-Albray.

  • - Soyons amis pour la vie et restons-en là.

Et ils en restèrent là sauf la cuvette qui retourna vivre chez son père, cordonnier à Niort.

En bon phallocrate, il faut crotter là où il faut...

Publié dans extrait Ubluk

Commenter cet article