Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 17:03

René la taupe était un fier chasseur de crabes. Il s'était pris de passion pour cemétier dès son plus jeune âge, lorsqu'il accompagnait son papa, Edmond la taupe, lors de longues campagnes de chasse le long des plages de Mers-les-bains.

Sa maman, Edwige la taupe -née Edwige la pie, était décédée lors de la ponte de René.

De ce mariage entre son père et sa mère René acquis – à ne pas confondre avec René Haki le golfeur – le regard de son père et les ailes de sa mère.

Les ailes c'était bien pratique pour regrouper les crabes dans un coin sombre; coin où son père se tenait tapis telle une souris, matraque à la main, prêt à assommer le premier qui marcherait de travers.

Les crabes étaient ensuite revendus à des cirques ou à des poneys clubs. Bref, ce que je voulais dire c'est que les ailes c'était bien pratique. Par contre, le regard de son père, là, c'était la merde.

Porter des triples foyers dès ton plus jeune âge, ça aide pas des masses. A l'école, les enfants se moquaient de ses culs-de-bouteille et avec les filles, aucune chance.

Au niveau du travail, il dut apprendre à travailler à l'oreille, car, les premiers temps, bigleux comme il était, il rabattait plus souvent des palourdes et des seaux de plage que des crabes... et c'est lui que son père matraquait!

Évidemment! Essayait d'aller refourguer une palourde à un cirque ou bien un seau de plage à un poney club!

 

Mais désormais, René la taupe travaillait seul. Il travaillait seul et il était heureux. Son père était mort et il était heureux. Il était un fier chasseur de crabes et il était heureux.

 

Cela aurait dû se terminer ainsi.

 

Malheureusement, rares sont les histoires qui se terminent bien.

 

A l'enterrement de son père, il entonna une oraison funèbre qui charma les personnes présentes.

Il fut aussitôt contacté par un rondelé personnage. Et c'est ainsi que René la taupe succomba aux charmes d'un hippocampe producteur de tubes; tubes allant du dentifrice au hit musical en passant par le tube digestif.

Après un bref succès où il était question de son physique, il fut lâché par l'hippocampe qui se tourna lui vers une carrière toute différente: il ouvrit la célèbre chaîne de campings « hippopocampus ».

 

René la taupe sombra alors dans un désespoir profond; tentant sa chance lors de castings d'émissions de télé-réalité, de pubs pour appareils auditifs ou tenta encore sa chance comme testeur de paëlla en poudre.

 

Finalement, au soulagement de tous, il se décida enfin à se suicider.

 

N'oublie pas de chasser le crabe....

Par Johnboy FuRu - Publié dans : divers textes
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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 17:33

  Après bien des mois de travail, de supplications, de prières au bon dieu, de câlins au mauvais dieu, d'entraînement intensif avec des fourmis, de visites dans des chapelles de marins, de courses poursuites dans des trains fantômes, de lancers de nains, Edith Ho venait d'atteindre son rêve.

La voici embauchée par l'association Zavata!! Allait-elle, comme les autres, réussir à s'imposer comme un artiste incontournable de la scène picarde? Elle avait fait beaucoup pour ça. Le culturisme, les séances de photos nue, se séparer de son radis noir chéri, se teindre les cheveux en rouge, habiter dans une briqueterie, prendre du Xanax par les narines....

La voici enfin, les deux pieds dedans, dans un monde où les maîtres mots étaient exposition, performance, vernissage, subventions, palette graphique, taille-crayon, apéro et tauromachie.

La voici prête à donner le meilleur d'elle-même. Donner le meilleur afin de ne pas décevoir ceux qui allaient désormais être ses collègues. Des collègues qui était pour elle des mythes avec leurs nuées de muses, de photographes et de petits-four accrochés à leurs basques. Les basques qui étaient comme des espagnols mais en plus petits.

 

La voici déambulant dans les couloirs, s'agenouillant pour saluer untel, se mettant à quatre pattes pour sentir l'odeur des pas d'un autre, caressant les rampes d'escalier où s'étaient posées les mains de celui-ci.

 

« Ediiiiiith!!!!! Va m'acheter des agrafes ! », telle fut sa première tâche.

La seconde ayant été de nettoyer toutes les tâches dans les bureaux de l'association. Et ainsi de suite...

Edith pleurait à tièdes larmes à la fin de sa première semaine de travail. Elle qui rêvait il y a peu encore de peinture, de sculpture, de collage et de sérigraphie, se retrouvait à effectuer les basses tâches des différents membres de Zavata.

Mais, elle s'accrochait. Elle n'avait pas vendu son radis noir pour abandonner maintenant.

 

Et le miracle arriva.

 

Le longiline et effervescent JohnBoy FuRu, rédacteur des éditos de la revue Zavata, avait apparemment pris la fuite vers les Cévennes où il élevait du fromage afin de vendre des chèvres. On lui proposa donc de prendre sa place vu qu'elle avait quand même vachement assuré en achetant les agrafes.

 

La voici donc devant son ordinateur. Qu'allait-elle bien pouvoir raconter pour présenter la revue n°3? Comment allait-elle présenter ces nouveaux chefs-d'oeuvre?

Qui allait remporter la nouvelle saison de Koh-Lantah?

 

Installée dans son canapé, regardant la météo, attendant le début de son jeu télévisé préféré, Edith Ho se rendait compte que finalement elle ne connaissait pas si bien les artistes sur lesquels elle devait écrire. Elle décida de lister les informations qu'elle possédait sur les différents participants à la revue n°3. Après cela elle tenterait de les présenter sous leur meilleur jour afin qu'ils l'aiment, lui offrent des légumes (oh oui, elle voulait à nouveau un radis noir), l'invitent à des bal masqués.

 

Après quelques heures de travail, voici ce que donnaient ses notes:

 

Wood: personnage au regard vif; possédant un record personnel étonnant sur 100m; traînant les brocantes dans l'espoir d'acheter des pièges pour castors; possède la collection complète des albums d'Etienne Daho; a tourné un remake d'E.T quand il avait 12 ans avec ses peluches.

 

Marie Faucquez: a été suivi par un homme invisible pendant 4 ans; a voté Raymond Barre aux dernières régionales; aime le jus de raisin mais seulement si il a le goût de jus de pommes; s'est cassé un doigt en caressant un pingouin; aime lire des histoires qui parlent d'enfants sauvages.

 

Lunatine: prends des cours de dictée le mercredi soir; aime la pêche au brochet; a vu toutes les émissions de « questions pour un champion »; a gagné huit semaines de suite à l'euro millions; prononce le mot « cheminot » toutes les trois heures; collectionne les cartes postales du Touquet.

 

Léonard Barbier Hourdin: inventeur du train à vapeur; a empaillé Philippe Seguin; expert en goûtage de fromage sous cloche; a joué Peter Pan dans le spectacle de fin d'année de l'école; tiens un carnet où il note la vitesse de pousse de ses poils d'aisselles toutes les semaines; parle iroquois.

 

Gaël Chapo: fan de Blondie; passe ses vacances à Lourdes; a un bras en crystaux liquides; aurait, selon certaines sources, organisé les révolutions dans les pays arabes; était dans le même hélicoptère que Daniel Balavoine; a un poster d'Arlette Chabaud dans son atelier; a vu huit fois la première saison de « plus belle la vie ».

 

G: a battu Wood sur 100m à l'aide de chaussures fabriquées par la NASA; fut le premier singe envoyé dans l'espace; a tourné en orbite autour de la Terre pendant neuf ans; c'est moi qui vais devoir me cacher dans l'espace si je continue à raconter n'importe quoi; a été relaxé dans l'affaire Clearstream; son vrai prénom est Jean-Luc.

 

FuRu: a été guillotiné trois fois pendant la révolution française sans que cela n'altère ses capacités cérébrales; a été la doublure de Brad Pitt pour les cascades de « au milieu coule une rivière »; se prend en photo dès qu'il boit une bière; a sauvé deux millions de personnes d'une fin certaine grâce à une blague sur les surfeurs.

 

Catherine P: diplômée de physique nucléaire; a fabriqué le plus grand peigne du monde; sera élue Miss Picardie en 2018; a battu Jack Lang au bras de fer; a écrit plusieurs livres sous le pseudonyme de « Bukowski »; aime se déguiser en Baloo lors des journées du patrimoine; a son permis pour conduire des porte-avions.

 

Voici donc les informations que possédaient Edith Ho sur les différents membres de Zavata. Désormais, il fallait qu'elle mette tout cela en forme afin de présenter tous ces gens pour le nouvel édito de « Zavata – la revue ». Elle allait s'y mettre de suite.

 

 

Par Johnboy FuRu - Publié dans : textes de fanzines
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Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 16:59

Ca me faisait bizarre de me retrouver dans ce stade de footballe vide. Le simple fait d'être assis là, seul, au milieu de la pelouse, au côté de ma tondeuse à gazon, me faisait pleurer. Ca me rappellait ma mère. Surtout le jour où ma mère m'avait apprit la triste nouvelle. Elle abandonnait sa famille pour se mettre avec un finlandais psychopate du nom de Christian Christiansen.

 

Christian Christiansen. Ce nom ne vous dit surement rien; pour moi, ce nom est synonyme d'enfer. Christian Christiansen ne relâcha jamais, tout au long des années que je passais chez lui, ses efforts afin de faire de moi une espèce de serpillère humaine.

 

Lors du divorce, la bataille fut féroce entre mes parents quant au partage des biens. Des discussions interminables quant à la répartition du peu de choses que l'on détenait alors. Une guerre de plusieurs mois durant laquelle mes frères et moi furent envoyés chez ma tante Carole.

Nos parents réussiraient-ils à faire le meilleur choix pour nous?

Un jour, décision fut prise. Ils avaient enfin réussi à se partager la collection de dauphins en plastique, les meubles en rotin, l'élevage de frelons, le chien, les enfants....

Je fus donc envoyé avec ma mère et partit en Finlande avec mon plus jeune frère, une douzaine de dauphins en plastique, les frelons mâles et la partie supérieure de notre chien Hector.

L'enfer allait débuter pour moi.

 

L'arrivée dans ce nouveau pays, l'intégration furent une réussite pour toute notre moitié de famille.

Elle fut une réussite pour tous. Pour tous, sauf pour moi. Dès le départ, Christian Christiansen me prit en grippe et fit de moi son souffre-douleur.

Alors que mon jeune frère Anatole eu le droit à une chambre, une console de jeu en bois et même un trampoline de poche, je fus envoyé à l'école. Non pas pour m'instruire mais pour me faire travailler en tant que jardinier. Je n'avais que 4 ans et je restais en poste dans cette école les 14 années qui suivirent.

Pour le reste de la famille aussi la vie était belle. Ma mère passait ses journées à grignoter des têtes d'élan; les frelons possédaient une ruche en coton lyophilysé; la partie supérieure d'Hector avait son panier orienté vers la fenêtre; et les dauphins en plastique, sur leur belle étagère en rotin, eurent, eux, plus d'une fois le plaisir de recevoir la visite du pénis de Christian Christiansen au plus profonds de leur valve.

Moi, je dormais sur un rebord de fenêtre. Je n'avais même pas la chance de dormir sur la fenêtre que regardais la partie supérieure d'Hector en permanence. Je dormais là, sur le rebord, à l'extérieur et les volets étaient fermés. Tout au long de la nuit, toutes les 40 minutes environ, Christian Christiansen venait me mettre un petit coup de marteau sur le nez. C'était sa façon de me rappelait qu'il ne m'oublait pas, que dans un coin de sa tête, il m'avait toujours à l'esprit.

 

L'attitude des enfants finlandais à mon égard était proche de l'indifférence. Je pense que la vue de mon nez étalé sur toute la largeur de ma figure à coups de marteau y était pour beaucoup. Parfois l'un d'eux venait uriner sur mes fleurs ou chier derrière les buissons. Mais ils ne m'adressaient jamais la parole.

 

Désormais, tout ceci est loin, j'ai quitté la Finlande il y a bien longtremps. Me voilà toujours jardinier. Dans une petite commune du Nord de la France.

Par Johnboy FuRu - Publié dans : textes de fanzines
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Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 06:41

Damien était un requin un peu marteau. Il adorait se faire taper sur les doigts. Par extension, il se passionnait aussi pour le plantage de clous. Il en avait même fait son métier.

Un jour où il travaillait sur l'accrochage d'une exposition des toiles d'une certaine « Araignée », il fut frappé par un emballage de carambar qui trainait par là.

Personne ne sut jamais pourquoi l'emballage de carambar trainait par là, ni pourquoi il frappa le requin marteau, néanmoins ce que l'on sait, c'est qu'à partir de ce jour, Daniel le requin changea d'orientation et se passionna pour l'alpinisme en haute mer.

Pendant que Raymond Barre fréquentait les plateaux de tournage des « Cités d'Or », Daniel lui parcourait les mers à la recherche de pics et de monts pointants hors des océans.

 

Raymond Barre de son côté avait sombré.

Son dernier single, « My dentifrice is a joke » n'avait pas marché et il avait dilapidé l'avance sur son prochain album en cachets d'aspirine car le tournage façon film de capes et d'épées « des Cités d'Or » était une vraie prise de tête. Le rôle principal devait être tenu par un nain mais une fois de plus, il s'était fait avoir. Il s'était avéré que le nain n'était en fait qu'un enfant et forcément, un jour il grandit. De ce fait, les scènes du début n'était pas raccord avec la suite. A moins de trouver une explication logique sur le fait que le héros grandissait au fur et à mesure de l'avancée de l'intrigue.

Il se saoulait donc tous les soirs à coups de jus de canneberge en compagnie de diététiciens lillois et d'esthéticiennes de Sienne.

 

Daniel, ce requin un peu marteau, n'avait, lui, jamais été à Sienne.

Par contre, il avait déjà été à Lille.

Une fois.

Il y était parti avec ses deux copains koalas homosexuels, bourrés comme des cochons au Martini-Schweppes, afin de chasser des petits animaux cachés, de les attraper, de les moudre et de les vendre en un ersatz de pâte à tartiner appellé « Nutellanimal ».

Ce produit avait sérieusement commencé à cartonner au Japon.

 

Le Japon, Raymond Barre y était déjà allé.

Une fois.

Il y était parti avec deux dossiers à étudier. L'un sur les rois de Suède; l'autre sur l'augmentation de la violence dans le milieu des emballages de carambars.

Apparemment, une certaine « Araignée » était à la tête de cette équipe d'emballages de carambars.

 

Personne ne sait ce qu'est devenu Raymond Barre une fois qu'il eu refermé ce dossier.

Nos suppositions nous ont amené à penser que devant la complexité de ce dossier, il préféra disparaître dans l'anonymat.

Il coule sûrement des jours heureux, lovés au pieds d'une geisha dans une fumerie d'opium. Nous espérons néanmoins le revoir prochainement car d'autres problèmes de société nécessiteront sûrement son intelligence éclairée. 

Par Johnboy FuRu - Publié dans : divers textes
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 04:58

 

 

            Il les regardait en ricanant. Les voir dépérir de semaines en semaines lui procurait une joie proportionnelle à la frustration qu’il avait éprouvée des années durant à les nourrir, les coiffer, les brosser, les épousseter.

Maintenant, dans leur cage de taille ridicule, ils comprenaient enfin qui était le patron.

Joël Thierry sentait l’envie lui monter au nez. Mais non, il fallait qu’il se contienne et qu’il les fasse souffrir encore ; souffrir encore avant d’en finir avec eux. Pour se contenir, Joël quitta la pièce souterraine en serrant fort dans sa main la tranche de jambon qu’il gardait dans la poche de son gilet depuis tout petit. Il la gardait, au cas où….

 

         Il avait commencé à travailler avec son père dans l’élevage familial dès l’âge de treize ans. D’abord l’été, puis le soir après l’école. Les affaires marchants, son paternel le força à quitter l’école pour l’embauche à temps plein à l’âge de seize ans.

Lui qui rêvait de devenir créateur d’emballages de médicaments, il se retrouvait à travailler douze heures par jour, les pieds dans des bottes en caoutchouc, les mains rongées par le sel de mer, à se faire engueuler par son père qui devenait zinzin ; son père qui ne passait plus à table sans enfiler un slip en velours au-dessus de son jean et qui mangeait une cuillère de verre pilé tous les matins.

Ha ça, il en avait bavé toute sa vie ! Bosser toute une vie en tant que conchyliculteur, ça vous détruit un homme. Toutes ces conneries d’huîtres, de moules, de palourdes, de coques, de coquilles Saint-Jacques et d’ormeaux lui avaient pourries sa vie. Maintenant, il se vengeait.

 

         Il remonta de la cave et s’assit dans le canapé. Il se décapsula une bouteille de jus de poussin maison et relança sa quête de la vérité en regardant une énième fois l’intégrale de « Maguy » en DVD.

Vers l’épisode cinquante-huit, il s’endormit enfin ; juste au moment où Jean-Marc Thibault prononce son fameux « Regarde par la fenêtre, ya un oiseau qui frappe ».

 

         Le ronflement faisait vibrer les barreaux de la cage au sous-sol. C’est le moment que les coquillages attendaient pour mettre leur plan machiavélique à exécution.

Joël Thierry avait enfermé un membre de chaque famille de coquillage dans cette cage. Il voulait les regarder souffrir jusqu’à leur dernier souffle comme eux l’avaient regardé travailler jusqu’à son premier dentier.

Malheureusement pour Joël Thierry, il avait mis dans cette prison une palourde de la pire espèce…

Ce coquillage infect n’eut aucun mal à convaincre ses cousins captifs de tenter l’évasion.

Personne ne broncha quand la palourde désigna l’ormeau pour être sacrifié afin de forcer le cadenas. La coque fut, elle, laissée en route pour casser la serrure de la cave.

Portée par sa folie meurtrière, la palourde n’allait pas s’arrêter là. Elle en voulait à mort à Joël Thierry de l’avoir privée si longtemps d’algues et d’eau salée pendant si longtemps.

Alors que ses camarades d’escapade étaient prêts à mettre les bouts devant la porte ouverte de la baie vitrée, la palourde était quant à elle bien décidée à en finir avec son tortionnaire.

Elle allait faire à celui-ci ce que lui ne s’était pas décidé à faire. Le tuer. Elle se  marrait bien. La part d’humanité qui restait en Joël Thierry était ce qui allait le tuer. Ahahahah.

 

         Elle grimpa sur lui, pris la tranche de jambon qui était dans la poche de son gilet et la lui enfonça bien profond dans la gorge. Joël Thierry s’étouffa et mourut dans d’atroces souffrances très très longues.

La pire palourde de tous les temps.

Riant aux larmes, elle rejoignit ses collègues coquillages.

 

Fiers, ils allaient pouvoir rejoindre la mer, ne laissant derrière eux que l’odeur du sang. L’homme perdait une nouvelle bataille face aux fruits de mer.

Par Johnboy FuRu
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