Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 16:22

Wahou, quelle semaine !!! Quel anniversaire !! C'était l'événement du mois de Mai. Que de folie, de joie et de rires pendant cette période des 10 ans du Bruits de Lune (du 22 au 26 Mai).

Allez, un petit rapport pour ceux qui n'ont pas pu venir ou écouter cela sur Radio Campus ou Radio Graf'Hit.

 

Lors de la soirée d'ouverture le mardi 22; tout commença pendant l'inauguration de l'expo des Éditions du Monstre lorsqu'un artiste dénommé Fever attira sur lui toute l'attention. Il avait peint une toile à base de sauce soja, de yaourt bulgare, de kiwi écrasé et de pattes d'antilope. Le public, choqué ou intrigué, dut finalement être évacué pendant une bonne vingtaine de minutes : apothéose de la performance, l'artiste a tenté de manger sa toile, se coinça une patte d'antilope dans l’œsophage et, dans un dernier espoir de survie, revomi le tout sur les murs de la salle.

 

Le nettoyage effectué, nous pûmes enfin ouvrir les hostilités sur le plateau radio où nous avons eu la joie d'interviewer Pierrot Margerin et son compère Benjamin Nail (de P*M*C*B*) qui nous ont offert une belle démonstration de jonglages avec des bananes.

 

Et que dire de se qui se passa sur scène par la suite !!

 

D'abord, les Red Fish Dub Syndrom, tous vêtus d'un costume de Batman nous ont offert une reprise mythique et hommage de Donna Summer. Le public criait, chantait, zoukait. Malheureusement, les musiciens eurent la mauvaise idée d'annoncer que Donna Summer était décédée quelques jours auparavant. Cette info, passait à la trappe dans les médias, transforma la liesse populaire en une crise de larmes générale. La salle dût à nouveau être évacuée à ce moment là à cause de l'inondation qui en découla.

 

Pour finir en beauté, ce fût au tour de François Corbier de rejoindre l'estrade. Juste avant, j'avais eu , le temps d'une interview avec lui, l'étonnement de rencontrer quelqu'un avec qui discuter de politique intérieure nicaraguayenne. Mais quel spectacle sur scène !! Et une fois de plus la fosse se mit à trépigner, sauter, hurler lorsque LE François Corbier de notre enfance arracha chemise et barbe, les jeta vers les bras tendus devant lui et se transforma en bête affamée, nous balançant une version hardcore du « nez de Dorothée ».

Voilà, je tairais ce qu'il se passa dans les loges lorsque notre animateur bilingue, Barry Dunne, tomba nez à nez avec un plateau de salami mais je vous laisse imaginer...

 

Ces événements n'ont pas encore eu lieu car le présent texte a été écrit le 21 Mai, veille de cette soirée. J'espère que tout se déroulera comme je l'ai écrit et que je ne vous aurais pas menti.

PS : tous les personnages de cette chronique sont réels hormis Batman (désolé pour la révélation).

 

 

 

Par Johnboy FuRu
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 01:09

Séquence 1 :

 

Alors que je me rendais à notre réunion des crabes nazis secrète annuelle, et secrète surtout, mais annuelle quand même, organisée dans un blockhaus de la baie de somme, je fus abordé dans le train par une knacki qui m'avait l'air d'être une pute, toute fardée qu'elle était de ketchup.

« Excusez-moi M. le Crabe, pourriez-vous m'apprendre une chanson à chanter sous la douche ? »

Ni une ni deux, je lui foutais trois, quatre coups de pinces. La pliait en cinq et en six, l'allongeait sur les sièges sept et huit d'un compartiment vide. Finie la pute.

Fier de moi et décontracté, je filais me sniffer neuf ou huit sachets d'ultra-levure sur la cuvette des chiottes.

 

 

Séquence 2 :

 

Dans les rues du Crotoy. Arrivé plusieurs heures en avance à la réunion secrète, je rôde sur le bord de plage. L'ultra-levure commence à faire son effet, je ne sens presque plus mes pinces. Pas grand chose à faire en ce jour de Pentecôte. Je marche en crabe, pour changer, le long des dunes, sur une plage sans fin et apparemment sans mer, dessinant des croix nazis dans le sable, insultant les mouettes et les phoques se trouvant sur ma route, de noms d'oiseaux pour les uns, d'insultes homophobes pour les autres.

 

Séquence 3 :

 

Difficile de se branler avec des pinces mais là jsuis en plein trip alors je tente le coup, seul en haut d'une dune. Ce qui devait se pincer, se pinça : au hooooooo moment de jouir haut voilà pas que je me tranche le zob.... même si j'y prends un plaisir immense, les neurones de ma carapace me disent tout de même que tout ce sang, ça craint. En même temps, ça me rappelle aussi le ketchup de l'autre pute, j'en boufferais bien un peu.

 

Séquence 4 :

 

Arrivé mais agonisant et vidé de mon sang sur le parking de la plage. Une bande de poissons pânés en marcels, tatoués, avec de petites moustaches avancent vers moi. Enfin une âme qui vive dans cette putain de ville côtière désertique.

Le premier coup m'atteint en pleine figure. Le peu de force qui me tenait debout me lâchent tandis que les coups pleuvent. Avant de sombrer, la dernière phrase que j'entendis fût « T'aurais jamais du te pointer ici aujourd'hui, sale crabe, on aime pas trop les étrangers par chez nous».....

Par Johnboy FuRu - Publié dans : textes de fanzines
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 00:09

Né dans un jardin tout ce qu'il y a des plus banal (salades, tomates, oignons), ayant grandi parmi ses frères, cousins et oncles radis (ouais les radis sont tous de forme masculine, si si), le radis haut n'était guère destiné à devenir célèbre.

Une enfance radieuse, des hivers collé au radiateur, une adolescence pas trop radicale... Bon, une belle poussée de croissance qui lui valut le surnom de « radis haut ».. Quelques virées avec ses potes radis pour siffler des rakis au rade du coin.

D'ailleurs c'est lors d'une de ces virées que la vie pris un tournant rapide pour notre jeune ami.

Il était installé à une table du rade, légèrement saoul et méché, chantant à tue-tête des chansonnettes pas trop bêtes lorsqu'un rat approcha de lui et l'interrompit.

Le rat dit  « mon pti radis, ça te plairait de chanter ailleurs que dans ce rade, dis ? » et c'est ainsi que de nos jours tout le monde connaît ses tubes et écoute les chansons du radis haut.

Par Johnboy FuRu - Publié dans : textes de fanzines
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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 13:19


 

Lundi 12 Mars – 22h15 – Dans mon canapé

Infected Society, DOH, Altered Beast, Mildiou, Holy Holster, Sallie Ford, Santos, Electro Pétasse, et j’en passe. Voilà une partie des groupes vus en concert ces dernières 72h. Donc repos bien mérité sur le canapé.

J’aurais pu vous conter cet orgiaque week-end de musique, malheureusement, je me sens le devoir de clarifier avant toutes choses un certain point.

Pour la partie des gens qui me regardent de travers ainsi que pour la partie qui ne se lave plus, je précise : je ne piste pas les filles qui sentent le fromage dans la rue. C’était juste pour l’histoire. Voilà c’est dit. Par contre, si tu sens le poisson…

En parlant de poisson… me reviens en mémoire cette discussion pendant la soirée Gimme Somme Punk 2 avec Simon, chanteur des Poulidoors, à la Briqueterie.

« L’important quand tu pêches la carpe, c’est pas le bilboquet que tu as amené pour t’occuper mais l’amour que tu portes aux brins d’herbe qui t’entourent » tentait-il vainement de m’expliquer à la fin de son concert. Une huitième bière culs-sec me décida à lui racheter sa canne-à-pêche, une boîte d’asticots collector de 1952, un bilboquet ainsi qu’un magnifique siège pliable en peau de loutre.

Voilà, le week-end prochain, pas de concert ; c’est décidé, je vais à la pêche. Ca c’est de la résolution et surtout, ça m’évitera de sortir à une fille après ma neuvième bière cul-sec des phrases aussi périlleuses que « Tu veux du hareng salope ? ».

 


Par Johnboy FuRu - Publié dans : textes de fanzines
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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 16:28

FaST & FuRu

 

         Samedi 20 Janvier – 12h30 – Laon

Pourquoi je me trouve ici? Préfecture de l'Aisne. Là où tout, même les lieux de restauration, sont fermés le samedi entre midi et deux.

Donc... Jsuis là, dans la rue. A avoir faim. A me demander de quels concerts, vus en Janvier 2012, je vais bien pouvoir parler...

La soirée à la Briqueterie avec les Burning Heads?

 Rien vu. Je tenais le bar dans la salle d'à côté toute la soirée.

Cercueil et Unison à la Lune des Pirates?

 La même. Derrière le bar. En début de soirée en tous cas... sur le bar par la suite....

Mis à part quelques bruits de salle quand une porte s'entrouvre; des rumeurs sur  l'improbable solo d'un guitariste rapporté par deux types en chemises de scouts; les traces de sang sur le visage d'une blonde frisée sur laquelle un projecteur vient de tomber mais qui tient quand même à ce que je lui serve un rosé avant que j'appelle le Samu alors que putain yen a pas, ça fait dix fois que je lui dis!

Mis à part cela, t'as pas des masses de choses à raconter sur un concert lorsque tu passes ta soirée derrière (ou dans les environs proches d') un bar.

         30 minutes plus tard – Toujours à Laon

Toujours samedi. Toujours rien d'ouvert pour me restaurer.

De dépit, je m'avale la moitié de mon paquet de tabac à rouler.

Pensant être repu, voilà que passe cette fille à imperméable vert.

Elle passe là, juste devant moi, me frôlant presque. Laissant sur moi une terrassante odeur de gruyère fondu.

HAAA!! Ma faim ressurgit aussi sec; bondissante et m'entraînant dans le sillage de la fille à imperméable vert.

         Suivre une fille juste car elle sent le fromage doit vous paraître louche. Mais bon, parfois on ne peut contrôler son appétit.. Et puis, je suis à Laon, je n'y connais personne, je ne vois pas comment cette histoire pourrait revenir à vos oreilles.

Bref, tandis que je suivais pas à pas la fille à imperméable vert, mon ventre se demandait quelle partie devant lui l'amènerait à satiété.

Est-ce dans son sac que se trouvait un appareil à raclettes mal nettoyé?

Est-ce l'odeur naturelle de cette fille?

Ou, serait-ce juste une hallucination olfactive due à quelques substances malencontreusement ingurgitées, car trainant dans le tabac avalé précédemment?

Toute cette agitation fromagère me secoua soudain ("enfin" devrais-je dire...) le cerveau.

Cette odeur! Cette odeur!! Cette odeur, je l'avais sentie il y a peu devant une scène. Devant un groupe.

Cette odeur de gruyère fondu m'avait fait vibrer de la même manière qu'à l'instant, derrière les ondulations de la fille à imperméable vert.

Des vibrations ressenties il ya peu dans la fosse de la Lune des Pirates où j'étais moi-même en ondulations, suivant le flow des Chicago Crazy Cheese Crew.

A SUIVRE

 

Par Johnboy FuRu - Publié dans : textes de fanzines
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