Pinces de combat

Publié le par Johnboy FuRu

Pinces de combat

 


    Le soleil brillait. Une légère brise caressait le sable. Le coefficient de marée était relativement bas.

Le chef des crabes haranguait ses troupes:


  • "Jeunes pinceux, si vous remportez ce combat, je vous promets une orgie mémorable!! Pour chaque ennemie tué, une vierge offerte! Et vous aurez le choix! Les plus belles palourdes de la côte! Des bernardettes-lhermite avec des antennes du tonnerre!! De la moule de premier choix!!!"


   Le jeune Henri en bavait d'avance. Ha ça, il avait une rude envie de fourrer son sexe dans toutes les filles des combattants crustacés qu'il pourrait décimer!


    Cette guerre entre fruits de mer avait débuté il y a fort longtemps lorsqu'un bulot avait mis son bite dans l'oreille d'une palourde; laquelle palourde n'était autre que la mère de son patron à la boucherie végétarienne ainsi qu'une fruite de mer très respectée dans les milieux bien pinçants.

Depuis des années, on assistait à une escalade de la violence parmi les rochers et les vagues de la plage de Mers-les-Bains. Les affrontements se finissaient régulièrement en surimis géants.


    Henri avait rejoint il y a peu la guérilla crabesque.

Les crabes s'étaient mêlés aux affrontements juste par appétit sexuel; violer les veuves et les orphelines, tel était leur nerf de la guerre. D'autres mollusques se battaient pour relancer l'économie, d'autres encore par ennui. Les crevettes, elles, simplement pour prouver leur adoration du métier de boucher végétarien.

    Henri aimait violer les crevettes.


    Ses parents, restaurateurs spécialisés dans le guacamol, le prédestinaient à une carrière d'avocat. Lui avait décidé de briser leur rêve après avoir vu un reportage télévisé sur les violences perpétrées par les siens lors des orgies d'après combats.

Ses parents pleurèrent et lui partit, le sexe dressé vers l'étendard, grossir les rangs de la terrible armée.


    Henri mourut en héros.


    Alors qu'il s'apprêtait à atteindre l'orgasme avec un os de seiche après une journée d'âpres combats, une énorme bourrasque arriva e fit s'écrouler une forteresse château de sable sur sa relation nécrophilique.

Mort étouffé lors d'un pogrom.


Il fut enterré les pinces en croix et ses parents se sentirent tout de même fiers de lui.

Amen. (moi une bière....)




(texte écrit pour le fanzine "coït yourself" de Toulouse)

Publié dans textes de fanzines

Commenter cet article

Andy Vérol 13/03/2009 08:03

Eh mais c'est bien de te lire! Tu me permets de mettre ce texte excellent sur mon site? Je mettrai un lien vers chez toi bien sûr. Avec les 5000 - 6000 zozos qui passent tous les jours chez moi, ça peut te faire du trafic. ça vaut le coup que les gens te lisent et te découvrent...